LES POSTS DE BRUNO .LALLEMENT

Les posts de Bruno Lallement ont été rédigés pour les personnes qui suivent ses cours en fonction de leurs questions ou de leurs réactions.

Nous sommes convaincus que ces posts vous aiderons dans votre quête surtout si vous savez les replacer dans leur contexte et lire parfois entre les lignes. 

Bruno Lallement en conférence

Avez-vous remarqué combien les personnes qui se plaignent sans cesse ont une vie épouvantable. Mais le pire, c’est qu’elles ont toujours une très bonne raison pour cela, leurs plaintes, sont même parfois justifiées, sauf que …
Ça ne marche jamais, jamais cela n’arrange quoi que ce soit. Parfois, certaines plus habiles que d’autres parviennent à faire en sorte d’attirer l’attention, de parvenir à ramener le monde sur elles. Mais je n’ai JAMAIS rencontré une personne, ayant développé cette tendance, devenir réellement heureuse.

Et c’est simple à comprendre, VOUS FAITES EXISTER CE QUE VOUS NE VOULEZ PAS, et là par contre ça marche.
Je viens d’un milieu où se plaindre est une habitude dont on a même plus conscience. Il n’y avait pas un jour où je n’entendais pas un membre de ma famille se plaindre. Jamais je ne les voyais se réjouir pour une bonne nouvelle, parce qu’ils pensaient toujours qu’il se cachait sans doute quelque chose derrière cette apparence positive.

Malheureusement pour moi, j’ai promené un certain temps cette tendance avec moi.

Et vous savez quoi ? Ma vie ressemblait parfaitement à toutes mes plaintes, ce qui me donnait des raisons supplémentaires de me plaindre. « Vous voyez ! Regardez, la vie c’est vraiment de la m… ».

Jusqu’au jour où, une de mes amies, pleine de compassion et qui s’occupaient de personnes en réelle grande souffrance « accident de la route, paraplégique etc .., me dit : « c’est vrai que tu as de bonnes raisons de te plaindre, mais est-ce que le fait de te plaindre a résolu tes difficultés ou au contraire n’a fait qu’en rajouter ? »

Ce jour-là, je me suis pris une vraie gifle, pour tout dire je me suis senti penaud, voir interloqué.
Depuis cet instant, chaque fois que je me surprenais à me plaindre, je prenais une bonne respiration et je veillais à ne pas nourrir ces pensées sombres et inutiles qui n’amélioraient de toute façon pas la situation. Résultats, elles finissaient toujours par s’en aller. Certes, certaines étaient plus tenaces que d’autres, mais je me suis efforcé à toujours chercher le positif, même dans les pires situations. J’ai lu un grand nombre d’ouvrages de personnes qui avaient vécu des évènements vraiment terribles dans leur vie, mais qui après coup avaient su en tirer bénéfice et en faire une occasion de transformer leur façon de voir le monde et leur propre vie.

En lisant tous ces ouvrages, et malgré tous les coup durs que j’ai pu moi-même endurer, je me disais que, si ces personnes avaient réussi à faire de leur difficulté une chance plutôt qu’un malheur malgré ce qu’elles ont traversé, et croyez-moi certain récits avaient de quoi vous tordre les boyaux, alors je pouvais en faire autant.

Je suis devenu un indécrottable optimiste, au point que, lorsque j’étais SDF, mes compagnons d’infortune m’ont dit un jour « toi, tu ne resteras pas à la rue, tu es trop optimiste ».

Alors qu’est-ce que vous ont apporté jusqu’à aujourd’hui vos plaintes ?

PS : Et je n’ai pas parlé de celles et ceux qui viennent alimenter la plaintes des autres : « ho oui ma pauvre c’est terrible ce qui t’arrive, hé bien figures toi que moi aussi j’ai vécu … et blablabla .. » – ça ne vous dit rien ?

Bruno Lallement

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Si j’ai refait ces nouveaux cours et pour certain.es c’est la première version, c’est pour que vous ayez à votre disposition toutes les informations et les clefs indispensables pour, à la fois vous libérer de vos obstacles, mais aussi pour construire votre bonheur.

MAIS comme toute formation, ça ne marche que si vous la mettez en application, et appliquer c’est bien sûr la pratique, mais aussi l’intégration des enseignements qui les accompagnent. Alors surtout, ne vous limitez pas à une seule écoute ou à une seule lecture, relisez, réécoutez. Soyez comme des chercheurs avides de comprendre, des personnes qui sauront lire entre les lignes, écouter avec attention pour ne pas laisser passer le plus petit détail qui fera la différence.

C’est de cette façon que vous acquérez l’habileté nécessaire pour vous défaire de vos obstacles et trouver la meilleure façon d’être pour réaliser un bonheur durable.

Ça ne sera jamais parfait, mais c’est cette quête elle-même qui donnera du sens à ce que vous accomplissez. Vous tâtonnerez, douterez plus d’une fois, aurez même parfois le sentiment que tout cela ne sert à rien. Je suis passé par là maintes et maintes fois pour réaliser que se décourager ce n’est que remettre à plus tard, ce qui, de toute façon, doit-être accompli.

N’hésitez pas lorsque cela s’avère nécessaire de revenir à des choses très ordinaires, comme aller marcher, vous changer les idées, voir des amis, écouter la nature, toucher la terre, les plantes, les arbres, remettez-vous dans du concret lorsque vous avez le sentiment de vous perdre.

Et lorsque vous êtes revenu à vos bases, reprenez la pratique sans attente, sans désir, juste par curiosité et par jeu. « Redevenez comme des enfants », et savourez la vie. La pratique ne vous offrira que ce que vous y mettrez. Trop d’attentes freinent le résultat, pas assez de détermination vous rend lymphatique. À vous de trouver le juste milieu, et ça, ça prend du temps.

Alors, comme il est dit dans le Yi-Jing : « la persévérance est avantageuse ». Avancez, lentement s’il le faut, mais faites un pas chaque jour et quand le besoin s’en fait sentir, reposez-vous. Recherchez le « bon sens ».

Avec toute mon amitié,

Bruno. Lallement

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La none bouddhiste Pedma Chödron dit de la méditation qu’elle est une façon d’entrer en amitié avec soi-même.

Être un ou une ami.e pour soi-même c’est commencer à ne pas se nuire à soi-même, autrement dit ne pas se maltraiter, que ce soit physiquement ou mentalement.

Mais souvent, comme les circonstances ne se prêtent pas toujours à nos attentes, nous allons nous en vouloir. Si nous sommes pleins de négativité par exemple, au lieu de comprendre ce qui nous arrive, nous allons nous combattre contre nous-mêmes, essayant vainement de refouler cette négativité. Nous voilà en lutte contre nous-mêmes avec tous les désagréments que cela implique.

C’est tout l’opposé de la méditation où nous gardons un esprit ouvert, voire bienveillant, même si nous ne comprenons pas ce que nous vivons sur le moment, même si nous sommes traversés par le doute, la peur, la colère, peu importe l’émotion ou le sentiment.

Se fustiger, s’en vouloir ou pire encore se mépriser ne fait que nous renforcer dans notre négativité. Nous luttons contre nous-mêmes pour ne pas avoir à ressentir ce que nous ressentons alors. Mais c’est peine perdue, les pensées et les émotions sont là et accaparent notre esprit, nous perdons notre sérénité, mais si nous savons demeurer présents, nous ne perdons pas pour autant notre tranquillité. Les remous se produisent en surface, certes ce n’est pas le beau temps au niveau de notre mental, les nuages sont peut-être sombres, mais ce que nous sommes, le bleu du ciel, n’est pas affecté.

Grâce à l’entraînement, si nous savons porter notre conscience sur cette présence en nous, ce bleu du ciel, malgré les nuages parfois chargés, nous pouvons rester tranquilles. Nous savons que tôt ou tard, si nous cessons de nous agiter, cela passera comme les nuages qui finissent par passer.

Alors que je passais un moment difficile, un ami me dit, « que sera cette situation dans 6 mois ou un an, voire plus ? ». J’ai compris ce qu’il voulait me dire, j’étais comme une personne dans les sables mouvants qui se débattait et qui ne faisait qu’aggraver la situation. En demeurant tranquille, je pouvais regarder autour de moi et voir la branche à laquelle je pouvais m’accrocher pour sortir de là. J’appris à ne pas confondre action et réaction.

Être bienveillant, c’est se vouloir du bien, être son ami, et un ami, parfois, sait nous recadrer lorsque c’est nécessaire, même si ce n’est pas agréable à entendre.

Soyez des ami.es pour vous-même, ne vous en voulez pas parce que vous avez des retours en arrière, parce que ça ne marche pas comme vous voulez, parce que vous vous trompez. Portez un regard bienveillant sur ce que vous vivez même si cela paraît difficile à accepter.

« L’amour, l’amitié c’est ce qui reste quand on a tout traversé ensemble »

Bruno Lallement

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Ce sont les paroles d’un sage qui montrait par là comment nous nous interdisons toutes les belles choses auxquelles nous pouvons accéder si nous étions capables de garder nos esprits ouverts sans nous laisser emporter dans nos jugements et nos critiques.

Nous ne regardons pas la réalité, les autres et nous-mêmes tels que nous sommes, c’est-à-dire comme un immense champ de possibilité, mais du point de vue de notre mental jugeant, mécontent, insatisfait.

Parce que les circonstances ou les autres ne se plient pas à nos désirs et attentes, voilà la frustration qui monte et nous emporte loin dans nos réactions. C’est parfois avec le recul que nous réalisons, trop tard, que nous nous sommes laissés emportés, que nous avons laissé notre ego prendre le dessus.

Alors que la situation nous donnait l’occasion de nous libérer, justement, de nos obstacles, de devenir des êtres plus libres. Chhimed Rigzin Rinpoché n’avait pas son pareil pour appuyer là où ça fait mal. Combien de fois il avait réussi à réveiller ma colère. Cela peut paraître paradoxal aux yeux des Occidentaux que nous sommes, mais son attitude était bienveillante parce qu’il m’offrait ainsi l’occasion d’être davantage conscient de ma propre prison. C’est comme s’il m’avait marché sur le pied pour que me rende compte que j’avais un cor au pied. Étant ainsi plus conscient de mon « mal », je pouvais agir en conséquence.Dans l’ignorance de cette souffrance, je ne pouvais que subir.

« Vous ne pouvez vous libérer de ce que vous ne connaissez pas »

Mais nous préférons le plus souvent nous mentir à nous-mêmes et ne pas regarder en face ce qui fait obstacle à notre bonheur. Pourtant, il faudra bien à un moment ou un autre aborder la question si nous aspirons sincèrement à ce bonheur.

Nous avons pu voir sur ce groupe comment certaines personnes pouvaient réagir à la frustration et s’interdire ainsi d’être réellement libre, car l’erreur serait de croire que liberté rime avec « faire tout ce que je veux ».

Nous sommes vraiment libres lorsque nous ne sommes plus sous l’empire de nos obscurcissements mentaux, là est la vraie liberté.

Bruno Lallement

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JE SUIS DEÇU.E

C’est ce que dit l’ego lorsque les choses ne vont pas dans son sens, lorsque les personnes ou conditions extérieures ne se plient pas à ses désirs. Voilà notre ego, rempli d’attentes et de désirs, profondément déçu que ça ne se passe pas comme il veut.

Chhimed Rigzin Rinpoché répondait toujours aux personnes qui venaient lui dire « je suis déçu.e », « c’est très bien ».
Notre ego est avide de reconnaissance, il a besoin d’être admiré, de briller aux yeux des autres, mais ça, ce n’est pas la liberté, mais de l’esclavage. Vous êtes dépendant du bon vouloir d’autrui et des circonstances et il suffit qu’une personne vous lance un mot malheureux (pour vous) pour que vous soyez désappointé.
Une personne qui a profondément confiance en elle, qui a conscience de sa valeur n’est pas affectée par ce genre de circonstance, bien au contraire, elle en fait une occasion de s’affranchir encore un peu plus de son ego. Libre, elle rit de bon cœur.

Si vous êtes déçu parfois par mes réponses ou mes remarques, demandez-vous pourquoi vous avez tellement besoin que les circonstances se conforment à vos attentes, ne manqueriez-vous pas de confiance en vous ? Avez-vous réellement conscience de votre valeur ?

Un sage japonais a dit :
« Ton plus grand ennemi, c’est ton ego, l’ego et l’assurance c’est très différent, l’ego a besoin d’éloges, d’attention et d’admiration, l’assurance c’est avoir une confiance absolue en tes capacités ».

Il est temps pour vous d’être libre et de devenir votre propre maître.

Et si vous êtes déçu.e, c’est très très bien.

Bruno Lallement

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Vous vous posez des questions sur vous-même et sur la résolution de vos difficultés, c’est naturel et compréhensible. Toutefois je vous invite à rester vigilant, car un certain nombre d’entre vous sont prompts à proposer d’autres systèmes et d’autres auteurs. Je suis très ouvert à la curiosité, mais trop de versions, trop de systèmes de pensée finissent par créer plus de confusion qu’elles n’éclairent.

La réponse n’est pas dans les livres, elle est en vous et la démarche qui vous est proposée ici est une invitation à cette autonomie. Jung a dit « une vérité intellectuelle est une piètre vérité ». Tout ce que vous n’avez pas vérifié par vous-même n’a que peu de valeur.

Écoutez et réécoutez, non pas pour adhérer aveuglément, mais bien intégrer ces clefs pour ensuite les mettre correctement en application. Certains viennent à peine de commencer et veulent déjà essayer autre chose, ce n’est pas très sérieux.

Quant à celles et ceux qui ont tendance à proposer leur propre système, gardez-vous-en, invitez plutôt vos ami.es à approfondir et à persévérer.

Si vous allez au bout de la démarche, vous verrez que tous les sujets qui vous posent question sont largement développés, ne négligez aucun détail pour avancer et croyez-moi, vous serez satisfait et récompensé de votre patience et de vos efforts

Bruno Lallement

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Vous connaissez sans doute l’adage « la peur n’empêche pas le danger ». Alors pour commencer, méditez la question : « est-ce que ma peur va empêcher quoi que ce soit de se produire ? ». La réponse est clairement non, alors que je redoute ou pas ce qui « pourrait » m’arriver n’y changera rien.

Vous allez me dire « cela ne m’empêche pas d’avoir peur ».

Certes, alors maintenant examinons de près ce qu’est une peur : rien d’autre que des sensations physiques et des images mentales, et une sensation physique n’est rien d’autre que le résultat d’un ensemble de réactions physiologiques. Rien qui ne va vous faire mourir si vous ne vous laissez pas abuser par cette « manifestation ».

Alors, lorsque la peur se manifestera à nouveau, au lieu de vous laisser embarquer par elle, examinez-la, explorez là, vivez là, et avec le temps vous pourrez vous dire : « et alors, ce n’est que ça la peur ? », « des mains qui tremblent, un cœur qui bat plus vite ? », « ne puis-je pas accepter cela ? ».

Ensuite, « pratiquez, pratiquez, pratiquez », de manière à voir vos peurs avec ce recul qui vous aidera à en rire, c’est le moment d’appliquer le fameux « sourire intérieur » que vous avez dans le cycle 2. Regardez tous ces moments où vous vous êtes laissé embarquer dans votre peur, comment vous vous êtes laissé impressionner par une situation, et comment le fait de suivre cette peur vous a empêcher de voir la situation telle qu’elle était vraiment et le cas échéant, de trouver des solutions.

Mais aussi, pratiquez l’amour, mettez-en partout, parce que « on n’a pas peur de ce que l’on aime ».

Ne vous laissez plus impressionner par vos sensations et vos émotions, ce ne sont que des mouvements qui se produisent au sein de votre esprit à la faveur de certaines causes et de conditions, et qui ne durent JAMAIS »

Bruno Lallement

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Notre culture est une culture très émotionnelle, soit elle fait de nous des êtres froid et distant parce que nous exerçons un contrôle excessif sur nos émotions, soit elle fait de nous des êtres très émotifs. Dans tous les cas, cela indique combien nous ne sommes pas à l’aise avec nos émotions.

Si nous apprenions à les accepter pour ce qu’elles sont, nous n’aurions plus besoin de nous bagarrer avec elles, car nous verrions que ce ne sont que des sensations physiques et des images mentales.

Parce que nous voulons être quelqu’un, faire bonne figure, donner la meilleure image de soi possible, que nous en soyons conscients ou non, nous tentons vainement de repousser tout ce qui n’est pas en rapport avec cette image. Certaines personnes ne sont même pas conscientes de ce phénomène au point de croire parfois qu’être émotif est un trait de caractère.

C’est, au fond, comme si nous mettions un barrage sur un ruisseau qui, au lieu de s’écouler librement et naturellement, nous voilà avec un débordement que nous allons tenter vainement de canaliser alors qu’il suffirait de laisser le courant d’eau suivre son cours naturel.

Ces perturbations ne sont pas dues à nos émotions, mais à notre rapport avec elles, elles ne sont qu’un mouvement impermanent au sein de notre esprit, rien de plus rien de moins.

Accepter cet état de fait est déjà une étape importante, car tant que notre conscience n’a pas assimilé le fait qu’une émotion, comme une pensée, n’a en réalité aucun pouvoir en dehors de celui que nous leur accordons, elles continuent à nous charrier. Impossible d’être en paix dans de telles conditions.

Méditer sur leur vraie nature représente également une étape importante qui nous permet de les reconnaître pour ce qu’elles sont et ainsi de cesser de nous y opposer. Nous devons réellement réaliser que c’est nous-mêmes qui créons cette agitation en voulant lutter contre nous-mêmes.

Lorsque nous parvenons à accepter pleinement nos émotions, nous commençons à sentir un parfum de liberté et de joie. Naturellement tout cela prend du temps, tant nos habitudes sont profondément ancrées. Mais la pratique aidant, elle favorise largement ce lâcher-prise salutaire.

Toutes les traditions le disent : abandonnez-nous et faites confiance

La pratique de ce nouveau cours vous aidera dans ce sens, vous y trouverez toutes les clefs dont vous avez besoin à condition de prendre le temps de lire, d’écouter et de pratiquer

Bruno Lallement

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Vous connaissez bien maintenant cette phrase « Vous ne pouvez espérer obtenir des résultats différents de ceux que vous avez obtenus jusque là si vous continuez à penser, à agir et à vous exprimer comme vous l’avez fait jusqu’à aujourd’hui ». Les mêmes causes produisent les mêmes effets, cela est patent.

La première étape de la pratique c’est de mettre davantage de conscience dans sa vie afin de voir quelles pensées et émotions nous gouvernent. Sans cette étape indispensable nous ne pouvons opérer aucun changement, car, si nous n’avons pas conscience de notre façon de penser, qui elle induit nos actes et nos paroles, nous continuerons à répéter les mêmes gestes et les mêmes paroles, qui elles produiront les mêmes effets.

« Regardez ce que vous faites », disait le Dalaï-Lama.

Nous ne pouvons nous libérer de ce que nous ne connaissons pas. Nous devons donc avoir le courage de regarder en nous-mêmes pour reconnaître ce qui motive réellement nos actes et paroles.

Ensuite, quoi que nous voulions obtenir dans notre vie, il convient de rendre nos pensées, nos actes et paroles cohérentes avec nos aspirations. Cela paraît évident comme cela, mais peu de gens s’évertuent à rendre leur manière de vivre cohérente avec ce qu’ils désirent.

Concrètement, vous voulez être que votre plante grandisse, se déploie ? Il convient alors de lui apporter ce dont elle a besoin pour cela. Une plante dans un pot, sans eau et sans les nutriments dont elle a besoin pour grandir, n’a aucune chance de vous offrir sa splendeur. De même pour votre santé et votre équilibre. Vous ne pouvez espérer avoir un corps en bonne santé si vous vous adonnez à toutes sortes d’excès, alcool, cigarette, nourriture. Votre corps est comme cette plante, il a besoin de nutriments essentiels pour se maintenir en santé, d’un minimum d’exercice, mais aussi qu’il ne soit pas entravé par des substances toxiques. (voir le film « cent ans de plénitude »

La cohérence est le secret du changement bénéfique, ça demande seulement de prendre sa vie en main et de sortir de sa paresse, mais aussi de ses croyances et préjugés

Bruno Lallement

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Lorsque j’ai rencontré Chhimed Rigzin Rinpoché, une des premières choses qu’il m’a dites c’est « arrête de lire ».

Il avait deviné que je lisais beaucoup et que je cherchais des réponses dans les livres, mais la connaissance, ce n’est pas dans les livres, même si j’admets que parfois ils peuvent nous inspirer.
Aujourd’hui en ce qui concerne la psychologie et la spiritualité, tant de gens se positionnent en expert, mais la plupart du temps, leur analyse est purement théorique. Tant de gens se contentent de répéter ce qu’ils ont entendu ou lu, se limitant à croire croire sans jamais vérifier si cela repose sur des bases valides et vérifiables.

En fait, ils ne savent rien, ils se contentent de boire les paroles d’autrui, et ensuite de répéter comme des perroquets, bref d’adhérer aux paroles de personnes parfois tout aussi aveugles qu’elles.
La « co-naissance », nous sommes nés avec, elle est ce que nous sommes. Seulement pour y accéder, nous devons être capables de faire table rase de toutes nos croyances pour voir enfin la réalité telle qu’elle est, « la réalité en soi ».

Un sage que j’ai eu le bonheur de rencontrer nous disait : « si vous n’êtes pas prêt à voir voler en éclats tous vos concepts, vous n’êtes pas prêt à voir la réalité telle qu’elle est ».

Et comme disait Prajnanpad : « seuls les crustacés et les imbéciles adhèrent ».
Voir la réalité telle qu’elle est peut nous ébranler de la tête au pied parce que nous réalisons soudain que nous vivions dans un mensonge créé de toute pièce par notre mental. Mais cela est une bonne chose, car nous pouvons enfin vivre vrais.

Tout cela est largement abordé dans les nouveaux cours
Je sais une chose, c’est que je ne sais rien.

Bruno Lallement

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La question est souvent posée et c’est naturel. J’y réponds dans le nouveau cours, ne me demandez pas où, je ne sais plus.

C’est un peu comme une relation, au début c’est la lune de miel. Nous sommes sans attente, ouverts et tout semble avancer. Vous ressentez les premiers bénéfices. Et puis un jour, on ne sait pourquoi, on se retrouve à nouveau dans le marasme que nous pensions avoir quitté, hé non !

Souvent parce que comme nous allons mieux avec la pratique, nous faisons moins attention, nous ne voyons pas la fatigue ou les stress s’accumuler sournoisement, et arrive le moment où la coupe déborde et la négativité revient. Non parce que nous avons perdu les bénéfices, mais pour nous dire de ne pas relâcher la vigilance. Les pensées négatives sont un peu comme un signale d’alerte pour nous dire que nous ne prenons plus vraiment soin de nous.

Parfois aussi, c’est parce qu’il est temps d’aborder des zones d’ombres que nous avions jusque là réussi à refouler tant bien que mal. Avec la pratique nous avons acquis plus de force et de lucidité, donc de maturité, alors il est temps pour nous de commencer à regarder certaines choses en face, même si c’est désagréable pour nous en libérer pour de bon cette fois.

Alors, si vous avez l’impression de retourner en arrière, rien d’inquiétant, ce n’est pas un retour en arrière, mais un progrès. On ne s’épargne pas quelques ronces ou ornières quand on veut avancer en terrain inconnu, c’est ainsi que l’on apprend à connaître.

Alors courage, vous en avez pour toute votre vie, mais c’est toutes ces étapes qui vous rendront fier.es de vous mes ami.es

Bruno Lallement

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MANQUE DE CONFIANCE EN SOI OU SUSCEPTIBILITÉ ?

À moins que cela ne soit la même chose.

Lorsque je fréquentais Chhimed Rigzin Rinpoché, il n’était pas rare que les réponses qu’il me donnait avaient de quoi me surprendre, voir me désarçonner lorsqu’elles ne me renvoyaient pas à des réactions pas toujours très heureuse de ma part. J’aurais pu partir prétextant qu’il manquait de bienveillance à mon égard, bref qu’il n’était pas sympa avec moi, mais il n’était pas là pour ça et je savais que ses intentions étaient pures, ce n’était que mon ego avide de reconnaissance qui réagissait. Si j’étais parti, je ne serais pas devenu l’homme que je suis, libre de toutes ces réactions puériles et invalidantes.
En occident il est très difficile d’enseigner comme cela se fait au Tibet ou en Inde, car nos populations manquent d’autonomie, de confiance et d’estime de soi. De fait, lorsque l’on apporte une réponse directe qui est censée aider, les personnes se froissent. Nous sommes à ce point devenus sensibles que nous ne supportons pas la moindre remarque. Nous voudrions que les gens se conforment systématiquement à nos attentes.

Nous confondons bienveillance et consensualité. Une personne toujours gentille, agréable, qui ne fait pas de vague passera plus volontiers pour quelqu’un de bienveillant qu’une personne directe, claire et franche, mais dont la motivation est clairement d’aider, alors que notre consensuel est motivé par la peur de déplaire ou pour le dire autrement par le besoin d’être aimé.
Être gentil n’est pas forcément synonyme de bienveillance et ce n’est pas parce que quelqu’un ne se plie pas à vos désirs qu’il ne cherche pas à vous aider.

Comme disait un sage qui avait tendance à se montrer particulièrement tranchant : « vous ne voyez pas où est l’aide ».

et comme le dit si bien un précepte Zen « les mots sont comme un doigt pointé vers la lune, ce n’est pas le doigt qu’il faut regarder, mais la lune »

Alors, si vous voulez progresser, ne vous laissez pas guider par votre réaction, apprenez de tout ce qui vous arrive, c’est toujours une occasion d’apprendre

Bruno Lallement

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Un petit mot de Bruno Lallement à propos de ces posts

Je voudrais remercier toutes les personnes qui m’ont accordé leur confiance en suivant mes cours, les remercier de m’avoir inspiré chacun de ces posts. J’ai éprouvé un immense plaisir à les écrire et les partager et je souhaite du font du coeur que ces posts soient vos amis sur ce long chemin vers le bonheur.

Bruno Lallement

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